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Mandalas de Marlis ladurée

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Viens Va vers toi:
livre sur une méthode
thérapeutique transpersonnelle.








Présentation de l'auteur du livre:

"VIENS, VA VERS TOI" est le titre d'un livre
traitant d'une approche
d'un accompagnement thérapeutique transpersonnel.

L'auteur, assistante sociale de formation, travaille la relation d'aide depuis 1978. Elle a travaillé dans différents services :

- maison d'accueil pour femmes ayant vécu la violence familiale;
- services de réinsertion socioprofessionnelle;
- centres de planning familial.
- enseignement



La motivation profonde à vouloir apporter à l'autre "une aide véritablement aidante" a toujours été au cœur de ses préoccupations et le moteur de cette expérience diversifiée soutenue par des formations appropriées qui lui a permis de se situer actuellement comme psychothérapeute transpersonnelle.

Le livre tente de dresser les bases d'une définition d'une psychothérapie se situant davantage dans le courant transpersonnel. Structuré en sept points dont cinq chapitres, il est vivant et parsemé d'exemples vécus tirés de l'expérience de l'auteur.

Ce livre s'adresse à tous : professionnels de l'aide, "consultants" et parents. Chacun pourra s'y retrouver tant le langage utilisé se veut clair, abordable et précis. L'alternance des explications données, des exemples vécus d'une part et des « interludes intuitifs » d'autre part contribue à donner au livre le côté à la fois rationnel et merveilleux qui s'en dégage.








Ci-dessous


Présentation du début du livre en lui -même:

Le débur de mon livre:
"Viens va vers toi"
présenté ici; encore de nouvelles pages durant les vacances.


Dernière modification:
premier juillet 2007:

page 26 et 27: Interlude poétique: je marche et que la joie te pénètre


VIENS, VA VERS TOI

Table des matières
page 1





Préface
page 2
page 3
page 4

Interlude Intuitif
Te le dire: page 5
Rose: page 6

Chapitre I : Le premier entretien - base du travail thérapeutique
page 7
page 8
page 9
page 10
page 11
page 12
page 13
page 14

Interlude intuitif
Douceur: page 15
Cet air de piano: page 16

Chapitre II : Le contrat ou rendre la relation thérapeutique tangible
page 17

1) les objectifs poursuivis
page 18
page 19

2) les méthodes utilisées
page 20
page 21
page 22

3) la fréquence des entretiens
page 23

4) la durée et le nombre
page 24

5) le coût
page 25

Interlude Intuitif
Je marche: page 26
Que la Joie te pénètre: page 27

Chapitre III : Le travail thérapeutique en lui-même

1) sur la nécessité de la détente
2) sur la relation de couple avec un extrait d'entretien traitant la relation dominant dominé
3) sur la relation à la mère : dont la mère seule
4) sur la dépression nerveuse
5) parenthèse sur la sexualité
6) sur la notion de transfert
7) sur la nécessité de l'évaluation permanente

Chapitre IV : Le pouvoir de l'Imagination : clé de la réalisation

Chapitre V : L'Envol

Postface

Mandalas - Spiritual Art Work by Paul Heussenstamm


PREFACE
page 2


Amoureuse de la liberté, j'ai cherché le bonheur stable et permanent tant dans ma vie personnelle, relationnelle que dans mes relations professionnelles d'aide aux autres.
Animée par un souci constant d'efficacité dans l'action vers un mieux, j'ai parcouru un chemin qui m'a mise en contact avec des milieux très diversifiés.
J'ai aimé toutes les personnes de ces milieux qui m'ont nourries.
Cette flamme que je sentais en moi depuis ma plus tendre enfance s'est précisée, vivifiée, purifiée, clarifiée au fil des leçons tirées des expériences vécues.

Elevée dans un milieu marqué par la diversité, j'ai eu l'occasion de m'adapter à une vision plurielle du monde.
J'ai été longtemps préservée de toute orientation contraignante, mes parents m'ayant toujours laissée libre de mes choix personnels (études, engagements politiques et spirituels).
C'est par " moi-même ", à partir d'une adolescence souvent très passionnée, critique et révoltée, que j'ai découvert le monde et me suis forgée une identité.

Au départ, très engagée politiquement pour un changement collectif de société, j'ai vu évoluer cette recherche vers une action sociale, professionnelle et thérapeutique voulant travailler à tisser ces liens novateurs à travers les relations d'aide.

Les courants humanistes d'évolution personnelle m'ont ensuite imprégnées et voguant de stage en stage, de groupe de rebirth en groupe de gestalt, je me suis reconstruite une personnalité moins souffrante.
Ce chemin de découvertes est devenu enfin, essentiellement spirituel.
Ce désir profond de mieux-être, d'absolu toujours renouvelé et cette volonté inébranlable d'arriver au but m'ont portée et m'ont donné la force de traverser les souffrances de la désillusion.
Ainsi de prises de conscience en prises de becs, de prises de becs en réconciliation, tant avec moi-même qu'avec les autres, j'ai fini par m'engager sur la voie de la réalisation intérieure.
J'ai dû comprendre et accepter cette évidence : on ne change ni le monde ni les autres; on peut travailler sur soi, modifier sa propre perception des choses mais surtout on peut comprendre et aimer.

Ainsi, tel un spéléologue muni de sa lampe, j'ai visité les entrailles de ma terre c'est-à-dire de mon corps et de mon inconscient.
J'ai rencontré l'enfer et le paradis mais toujours armée du secret espoir de découvrir enfin la grotte aux trésors.
Le voyage n'est pas terminé mais ce que j'ai appris, j'ai voulu, avec ce livre, un peu le partager avec vous.

J'ai traversé la peur, l'angoisse et les pleurs mais j'ai connu aussi de sublimes extases, parfums très délicats.
Je tirerais ça et là de mon expérience ce qui me semblera bien illustrer le propos, à savoir :
" une approche d'un accompagnement thérapeutique transpersonnel. "



Préface:
suite
page 3


a) une approche -
parce que le dialogue reste ouvert et que je me donne le droit et la chance d'encore progresser;
b) d'un accompagnement -
parce qu'il n'y en a pas qu'un et que l'autre reste toujours libre d'accepter ou de refuser une invitation;
parce que j'aime les compagnons de voyage qui nous donnent l'occasion d'aimer et d'être aimé;
c) thérapeutique -
parce que c'est bien de soins et d'aide dont il est question ici;
d) transpersonnel -
parce que la spiritualité a été pour moi un véritable chemin de guérison et que j'ai imaginé que ce serait bien de le partager avec vous.
- parce que c'est lorsque la personnalité accueille entièrement l'Individualité que le meilleur naît en nous (le transpersonnel visant à fusionner la personnalité et l'Individualité).
- parce que c'est " la philosophie du Christ, de l'Esprit, du Tao, peu importe comment le nommer…
Ame ou Bien Aimé " philosophie vivante, éternelle, universelle, millénaire et immuable
qui constitue mon système de références sans négliger bien sûr les apports actualisés d'auteurs plus contemporains.

C'est donc bien d'expérience qu'il s'agit dans ce livre.
Il n'est pas question d'affirmer une vérité ou de créer un carcan fermé.

La Vie est à la fois puissante et délicate. Les chemins qu'elle emprunte sont à la fois clairs et mystérieux. J'en suis toujours étonnée.

La Vie est magique, elle ne se met pas en boîte. Et c'est plutôt de Vie qui circule dont il est question dans cette approche thérapeutique.

Ce livre n'a pas la prétention de donner une définition exhaustive de la thérapie transpersonnelle.
Il constitue plutôt une approche pour tous à travers les aspects les plus importants d'une expérience professionnelle.
En cette époque où le désordre, la violence et le désarroi atteignent un point de paroxysme tant dans nos vies privées que collectives,
où l'on rencontre encore des génocides et des guerres,
où les enfants se font violer, sont mis sur le trottoir ou sur les champs de bataille,
où les maladies en tout genre ne cessent d'augmenter, il est vital de nourrir au plus profond de soi et avec d'autant plus de puissance l'espoir inébranlable d'un changement positif et la volonté ferme d'y arriver.

Je crois que l'Amour est plus fort que le mal, que les forces du Bien et de la Lumière finiront par triompher et qu'il n'y a plus de temps pour attendre.

Car c'est dès à présent que toutes les conditions sont réunies pour que vienne " l'Âge d'Or ", pour que viennent la Paix, l'Harmonie sur la terre. " Le Royaume de Dieu ", c'est à nous de le construire.

D'abord très petit, surtout très petit dans le détail de notre quotidien. D'abord avec nos proches et en nous parce que c'est là que nous pouvons commencer et que nous pourrons arriver au plus grand.
Nous sommes tous actuellement profondément secoués juste là où nous avons quelque chose à apprendre.
L'épreuve est douloureuse mais elle est un appel. Tant que nous restons sourds, nous ne pourrons pas la traverser.
Relever le défi, c'est apprendre à discerner les forces que l'on sert; c'est s'engager au service du Bien, c'est travailler pour accueillir en soi les plus nobles qualités.



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Préface:
suite
page 4


A nous de sortir de l'attente, de faire les premiers pas,
d'accepter d'être les premiers à rayonner, à aimer davantage,
à oser un peu plus ce regard qui soutient, ce sourire qui accueille,
cette parole qui comprend, vivifie et réchauffe.

Sortir de l'égoïsme, de la solitude pour aller vers l'autre qui a " faim ".
Car, la vie fraternelle, universelle est le commencement de tous les épanouissements.

Oser devenir comme des soleils pour faire fondre les malheurs
en soi d'abord et autour de soi par la bonté et la sagesse;
cultiver les meilleurs sentiments, les bonnes pensées.

En cette époque, il faut s'armer davantage mais d'amour et de lumière et agir là où nous sommes.
Ce livre est une invitation;
une invitation au voyage mais au voyage intérieur;
une invitation à mieux vous connaître pour avancer,
une invitation à vous mettre en chemin ou à continuer à parcourir la route du divin jusqu'à lui.

VIENS, VA VERS TOI.

Ce livre est un ballon d'air qui se désire le plus pur
. J'avais envie de vous l'envoyer pour vous dire moi aussi!
Ou, encore, vous savez il y a moyen, c'est possible!
Mais, surtout "Allez-y!".

Chaque pierre posée édifie le monument et ce siècle mourant est en train de renaître.
Choisissons d'être acteur de sa reconstruction.
Il faut rendre à la spiritualité la place qui lui revient c'est-à-dire la première.
Soyons la pierre d'où jaillit simplement l'authentique étincelle.

" L'Amour qui s'offre est comme un oiseau bleu qui survolant la terre lui apporte la Paix ".



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Interlude intuitif...passages poétiques:
page 5

Te le dire

" Je n'ai pas osé te le dire,
c'était si fort, si puissant, si sacré.
Le silence seulement aurait pu
te Le murmurer.
Mais comme je voulais Le partager !,
alors te L'écrire, pour te Le dire
un peu... ?!
que tu Le reconstruises en toi à ta façon
sans Y toucher, sans L'abîmer... ?!
Te L'écrire pour qu'il reste tout entier
en moi, en toi et pour toute la terre !
Oui, te Le dire un peu quand même,
prendre le risque pour qu'il grandisse en toi,
qu'il reste pur et tout puissant parce qu'il est cela.
Qu'il vivifie et tout enflamme,
nous ressuscite et soit cristal.
Il vibre de moi vers toi, vers tous...
oh qu'il nous guérisse, nous sanctifie!,
qu'il nous transporte vers le Très Haut
et qu'il nous comble de Plénitude. "!!




Rose …
page 6

Je ne suis qu'une fleur, une toute petite fleur.
Ma graine s'est plantée aux jardins de Son Cœur.
Il ne faut pas me cueillir, encore moins m'arracher,
Juste me regarder, juste un peu me humer.

Je veux tout embaumer de parfum délicat,
Et émaner pour toi la rose et le muscat.
Il ne faut pas me froisser, ni non plus m'abimer,
Just' rester près de moi, me caresser du nez.

Je ne suis qu'une rose, une toute petite rose,
Frêle et fragile rose, une toute petite chose,
Plantée dans Ses jardins protégée à l'abri,
J'ai retrouvé mon souffle, moi qui perdais la vie.

J'avais presque oublié mes blessures, mes tourments,
J'avais presque pensé être forte comme avant !
Mon cœur fut trop brisé et j'ai perdu la force.
Je n' suis qu'humilité, un canal de Sa force.

Sans Lui je ne suis rien, Lui en moi il peut tout.
Lui, il est Tout Amour, c'est lui qui donne tout.
Il est Toute Puissance et Toute Guérison,
Jamais je ne pourrais oublier tous ces dons.

Certains l'appelle Dieu, d'autres Mon père Céleste,
Certains disent Buddha, ou Allah mais il reste,
Cette merveille qui peut tout en nous restaurer,
Qu'importe au fond vraiment la façon de l'appeler.

Le tao ou le Christ, le grand Esprit divin,
Enfin la Vie en nous, le raisin et le pain,
Celui qui me fait dire, je veux plus, I want more!
Je veux voler plus haut, sur Ses ailes à l'aurore,

Je veux des paillettes d'or, et puis me sentir libre
De jouer sur les nuages aux anges qui enivrent.
Je veux bouger, sauter, et en éclats de rire,
Je veux te retrouver, léger, joyeux de vivre.

Je ne veux plus d'attaches, de lourdeurs ou d'ennuis.
Je veux juste être là pour elle, pour toi, pour lui.
Emaner Son Amour, rayonner Sa Lumière,
Donner les mains aux miens, magiques les fées mères.

Il y a du soleil sur Liège aujourd'hui,
Les bois sont printaniers et vraiment très jolis,
Les branchent qui dansent dans le vent matinal,
M'invitent avec les elfes dans une ronde royale.

Le gai soleil donne tous ses rayons heureux,
Venant me réchauffer et caresser mes yeux.
Est-ce en marchant, sublime, dans ce spectacle offert,
Que sont venus portés par le vent tous ces vers ?

Quelle merveille que la vie! Quelle mère veille sur ma vie ?
Les fées mères ? Notre terre, qui souffre sans aucun cri ?
Est-ce l'air du temps éphémère et mouvant ?
L'eau joyeuse du ruisseau, fraîche et bondissante ?

Ou le feu Soleil, roi, fort et majestueux,
Qui sans cesse, sans pourquoi emplit d'or tous les cieux ?

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CHAPITRE I :

Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.

Page 7



Notes préliminaires :

1) J'utiliserais les termes :
Consultant : pour la personne qui demande une aide, quelque fois le terme client qui est utilisé
en service social pour désigner la personne aidée.
Thérapeute : pour la personne qui donne la consultation, l'intervenant, le thérapeute transpersonnel.

La façon de commencer le travail d'aide est très importante car elle va déterminer l'ensemble du processus thérapeutique.
A la limite, tout se dit dans le premier entretien :
les attentes et les espoirs du client, les possibilités offertes par le thérapeute et la relation d'aide.
En 1978-79, fraîchement diplômée assistante sociale, j'ai travaillé un an dans un Centre Public d'Aide Sociale.
Les conditions d'aide et de travail étaient très difficiles.
Permanences bondées, salle d'attente inconfortable, obligation de s'occuper en même temps de recevoir les personnes, de traiter les demandes administratives,
de répondre au téléphone et de mettre en place la relation d'aide.
Mes désirs de jeune diplômée ont vite été muselés par ces conditions que je jugeais extrêmement défavorables.
J'ai bien sûr appris à gérer de manière efficace des demandes multiples
mais j'ai surtout gardé le goût d'améliorer le cadre et l'ambiance de travail.
J'ai quitté le CPAS pour le Collectif et Refuge pour Femmes battues de Liège
où j'ai travaillé de 1979 à 1984
et où j'avais le sentiment de pouvoir être plus créative, autonome et proche de mes souhaits d'engagements collectifs.

Le premier entretien est la base du travail
et comme les fondations d'une maison, il va soutenir tout l'édifice.
Il faut donc veiller à la qualité de l'ambiance et des conditions matérielles.

Le premier entretien commence déjà avant que la personne arrive.
Le thérapeute prend le temps de " se recentrer " avant l'entretien.
Il fait un travail sur lui-même afin d'être dans les meilleures conditions physiques, affectives et mentales
pour accueillir le consultant et créer une atmosphère d'aide.
Il prend le temps d'introduire en lui-même suffisamment
de calme, de détente, de paix et d'harmonie
pour se rendre disponible à l'autre et être à l'écoute de son client.
Accueillir le consultant positivement et avec ouverture en lui laissant le temps de prendre place, de créer cet espace
dont il va avoir besoin pour ressentir la confiance nécessaire à son expression.
Cela peut prendre parfois beaucoup de temps pour que le consultant arrive à exprimer sa demande véritable.

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite)

page 8




Souvent, il ne la connaît pas précisemment lui-même.
Il peut ressentir un malaise ou " répondre " à certaines croyances.
La façon d'exprimer la demande au début peut être très éloignée de la demande réelle.
Recentrer le consultant sur sa demande nécessite beaucoup de discernement (demande implicite et explicite).
Je suis tout à fait opposée au système de " thérapie montre en main 60 minutes top chrono "
où, à la limite, le thérapeute vous coupe à la moitié d'une phrase parce que les 60 minutes sont écoulées.
Le thérapeute doit savoir offrir son temps qui manque toujours tellement pour l'écoute, l'expression.
Prendre le temps de vivre et de laisser vivre tout en sachant aussi mettre la limite.

Le thérapeute veille à installer la confiance avec grand soin.
Dès les premières phrases, le travail consiste à aider la personne à être à l'aise,
à se sentir comprise et soutenue dans ce qu'elle vit ou ce qu'elle espère pouvoir résoudre et trouver,
sans minimiser et sans dramatiser.
Rester aussi centré avec le plus grand respect sur l'Instant Présent avec toutes ses dimensions.
J'insiste sur l'aspect qui est le plus souvent nié dans les conditions de l'époque actuelle: l'émotion.
Il n'y a pas de place pour vivre ses émotions, qu'elles soient positives ou négatives.
Où pouvons nous encore parler d'amour à l'heure où l'on se choisit un partenaire sexuel sur internet comme on fait son marché et où le terrorisme de la performance médicalise à outrance toutes les "disfonctions"
...
Ayant travaillé cinq ans avec des femmes et des enfants victimes de violences familiales,
j'ai souvent pu constater l'importance du vécu.
A l'époque, je n'étais pas encore thérapeute et l'ampleur du vécu souffrant et négatif de ces femmes me rendait mal à l'aise et m'interpellait.
Cela m'a motivée à rechercher des moyens d'agir et de transformer pour aider ces clients en souffrance.
Dans notre société, vous avez le droit d'être malade, ça oui, du moins une maladie réputée bien physique, (grippe, bronchite etc.)
mettre en avant votre mental très actif, vos idées luxuriantes... pas de problèmes.
Mais la tristesse ! La colère ! Mais la Joie mais Aimer ! Ça non.
Il est certainement temps de recréer et surtout dans les familles des moments où il est possible de se "parler d'amour"!
Bien sûr, l'aspect émotionnel n'est pas tout et il ne faut surtout pas s'y complaire ou l'aborder n'importe comment.
Mais je reste persuadée que c'est l'aspect qui a le plus besoin d'être " purifié ", nettoyé pour l'époque actuelle et ce n'est pas en le niant ou en le refoulant que nous y arriverons.
L'aspect émotionnel négatif et personnel doit pouvoir être nettoyé, voire transformé sublimé;
l'aspect émotionnel positif et individuel doit pouvoir mieux émaner, rayonner, s'exprimer.
Je me souviens de femmes complètement " cassées " par les violences tant physiques que psychologiques de leur mari. "
Comment les aider sans les rendre ni victimes ni coupables mais en leur permettant de réellement faire face et de reprendre leur vie en main ".
Voilà la " question défi " qui se posait à moi.

Je rencontre actuellement des hommes et des femmes qui ont peur d'aimer, d'être amoureux...
quelle image donnons nous à nos enfants à travers les informations sur les pédophyles? à nos jeunes à travers des informations parfois exclusivement alarmistes et médicalisées sur le sida etc.? à tous , à travers l'obligation de la performance érectile et pénétrante masculine avec le viagra?
IL FAUT PERFORMER ET COLLECTIONNER ?!
Collectionner les femmes, l'argent, les orgasmes, les amis sur le net...avoir le plus...
Et l'ETRE?? bien souvent il redevient inexistant...la qualité de l'être se voit supplanter par la culture du "plaisir dans l'avoir plus"...
Bien sûr qu'il faut rester attentif à faire évoluer positivement toutes ces difficultés gravissimes ...
mais en restant attentif à donner aussi une place positive à la relation , à la parole, à l'écoute et à l'échange affectif
entre parents/enfants, dans le couple, dans la famille, entre adultes et jeunes etc.

La dimension spirituelle du travail thérapeutique peut également être dite mais pas obligatoirement.
Il s'agit en effet de respecter le client tel qu'il est.
Cependant, un travail en accompagnement thérapeutique transpersonnel qui nierait la dimension spirituelle de la personne, se nierait lui-même.
Pour être réellement efficace, le thérapeute doit pouvoir donner des ouvertures à ce niveau sans les imposer.
La guérison véritable passant par la reconnaissance de " l'essence divine " du client.
Le thérapeute travaille sur toutes les dimensions pour être réellement efficace en suivant la motivation de la personne.

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite2)
page 9



Une volonté solide, ancrée et bien ressentie par le thérapeute de vouloir aider le client à sa meilleure évolution contribue fortement à créer le climat d'aide efficace recherchée.
Le fait d'être centré sur le client et sur ses besoins véritables est aussi aidant pour le thérapeute et le rend davantage disponible.
Au début de l'entretien, la glace peut être plus facilement rompue par des petites questions (terre à terre) du genre :
" Etes-vous arrivé facilement ? " " "Vous êtes-vous garé facilement ? ".
II n'est pas nécessaire d'entrer d'emblée dans le vif du sujet ! De toute façon, tout peut devenir le vif du sujet à qui sait observer et attendre.
Le thérapeute invite bien sûr le client à prendre place, à s'installer confortablement.
Il s'informe des démarches éventuelles auprès d'autres thérapeutes; et si le client consulte pour la première fois, il peut encourager et féliciter d'avoir osé franchir la porte et il rencontre le vécu à ce niveau qui peut être ambigu.
Le consultant peut avoir longtemps hésité à venir pour différentes raisons.
Il peut alors s'exprimer sur ces raisons :
" pour moi, tout ça c'était pour les fous, les vraiment malades... ".
Le thérapeute prend le temps de rencontrer ces raisons. C'est l'occasion de commencer à mettre les choses en place, à clarifier le cadre et à se situer en temps que thérapeute.
De cette façon, le consultant " reçoit l'autorisation " de se situer aussi.
La première fois, c'est parfois presque en tremblant que le consultant pousse la porte. Le doute peut l'envahir : " et si je m'étais trompé, et si j'étais ridicule, et si je n'arrivais pas à parler, et si et si... "
Le doute précède la confiance: " Et puis, après tout, non, j'en ai assez, assez de cette souffrance au creux du ventre, assez de me battre seul, assez de tourner en rond, assez et... ".
Très vite, le client se retrouve assis à parler de lui en confiance.

Dans le cadre de mon travail, j'ai été Présidente de l'ASBL Collectif et Refuge femmes battues:
j'ai été en contact avec de nombreux groupes, des classes d'élèves mais aussi des personnalités dans différents ministères, ou dans les médias où je représentais l'association.
La confiance m'a toujours semblée fondamentale. Les résultats obtenus étaient toujours supérieurs lorsque j'avais veillé à établir cette confiance de manière efficace.

En accompagnement thérapeutique, le client peut avoir l'impression que pour la première fois depuis très longtemps
quelqu'un l'écoute, comprend, ce qui peut éveiller l'étonnement, la surprise face à des ressentis parfois très forts ;
ce qui peut éveiller des émotions paradoxales à traiter.
Le consultant doit pouvoir percevoir clairement à qui il a ou va avoir à faire,
ce qui risque de se passer ou non, les méthodes qui vont être utilisées ou non,
les buts poursuivis, les siens et ceux du thérapeute.
Le thérapeute doit pouvoir expliquer de façon adaptée dans quel courant thérapeutique le travail se situe
et arriver aussi à percevoir clairement à qui il a à faire.
Tout cela est progressivement mis en lumière en suivant l'intérêt et les questions du client
sans que le thérapeute perde de vue son objectif thérapeutique.

L'accompagnement thérapeutique est multiple et les courants qui le traversent sont très nombreux.
Il est fondamental pour le consultant de pouvoir bien choisir. La confiance est très importante.
Le consultant doit se sentir en confiance avec le thérapeute et avoir la conviction qu'il va pouvoir faire " un bout de chemin" avec lui.
Le thérapeute doit percevoir clairement s'il est capable ou non d'aider la personne par rapport à sa demande.
La demande doit être précisée et clarifiée.
Le thérapeute doit poser ses limites et celles du travail le plus clairement possible.
Il m'est déjà arrivé de refuser de travailler avec certains clients
soit parce que je ne me sentais pas capable d'intervenir sur cette question précise,
soit parce qu'intuitivement je percevais qu'il ne m'était pas autorisé d'agir par rapport à ce problème.
Il m'arrive aussi d'envoyer un client vers un autre thérapeute.
Quelque fois le client pose directement des questions sur l'expérience ou la formation du thérapeute.
Il faut savoir donner des réponses claires au client pour qu'il puisse se situer.

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite3)
page 10



J'explique que je suis assistante sociale de formation, que je travaille la relation d'aide depuis 1978
et qu'une formation complémentaire en 1985-86 m'a amenée à me situer progressivement comme thérapeute transpersonnel.
Certains consultants se satisfont parfois de peu d'informations, d'autres souhaitent plus.
Il s'agit également de rester conscient des enjeux.
Le consultant peut parfois utiliser les questions personnelles au thérapeute pour éviter d'aborder la question essentielle qui la conduit à consulter mais pas toujours.
Tout cela est donc une question d'équilibre à trouver et il est différent avec chaque consultant.
L'attitude juste oscille entre la " neutralité objective " et l'implication mesurée et consciente,
est adaptée à chaque client et fonction de l'objectif thérapeutique.
Elle est toujours empreinte de respect. Le thérapeute n'utilisera donc l'expression de son expérience que si elle s'avère aidante pour le consultant.
Dès le premier entretien, le travail est situé dans sa dimension transpersonnelle
c'est-à-dire d'évolution spirituelle de la personne. Le sens du travail en accompagnement thérapeutique transpersonnel
est donné par la spiritualité qui est première.
Le thérapeute peut demander au client ce que la spiritualité évoque pour lui.
Il établit une définition précise du système de référence spirituel du consultant.
Qu'est-ce que la spiritualité pour lui ? Croit-il ou non ? Comment et en quoi ? Perçoit-il Dieu ou toute autre forme d'Intelligence cosmique ?
Comment l'appelle t'il ? etc.
Le concept d'une " intelligence Cosmique " pleine d'Amour, miséricordieuse ou d'un Père Céleste puissant, et très bon
ou d'un Christ d'équilibre et de douceur qui ne demande qu'à nous guérir,ou simplement "croire en la vie, en l'"homme"":
tout cela favorise la guérison.
L'expérience de cette réalité progressivement exprimée, ressentie et vécue agit efficacement sur le processus d'auto guérison intérieure.
Le thérapeute précise ainsi : les éléments utiles à la mise en place du travail.
Le but essentiel du travail du thérapeute est de permettre au consultant un chemin vers, voire la réalisation de l'Individualisation de sa personnalité.
Des explications sont nécessaires pour bien comprendre ce concept d'Individualisation et aident le client à se resituer dans le cadre proposé.
D'après les traditions spirituelles pour comprendre la structure de la vie psychique de l'homme,
de multiples modes de division existent.
L'être humain est considéré comme une unité parfaite
et comme étant plus que ce qu'on peut voir de lui matériellement.
Cette unité se polarise et se manifeste sous deux aspects différents.
Un peu comme si l'homme était fait de deux natures différentes :
une nature inférieure et une supérieure.
Toutes deux ont la même origine : l'Esprit
et toutes deux ont les mêmes facultés de penser, sentir, agir mais dans deux directions différentes.
Chaque nature se divise encore elle-même en trois véhicules différents de l'Esprit (les corps).
Ainsi du plus subtil au plus épais,
ce sont les corps atmique, boudhique, causal (nature supérieure, individualité)
puis les corps mental, astral et physique (nature inférieure, personnalité)".

INDIVIDUALITE

PERSONNALITE

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite4)
page 11



II est important de laisser le consultant s'exprimer mais aussi de s'exprimer en temps que thérapeute dans un échange équilibré.
Car il s'agit bien en effet d'un échange qui risque de permettre au consultant
de mettre en place les conditions de sa réalisation (tant il est vrai qu'il n'y a que lui qui puisse faire le travail) et au thérapeute de faire son travail.
La référence au mode de division en six corps par exemple est expliquée au fur et à mesure suivant l'évolution de l'entretien et la nécessité du travail.
Un travail réalisé dans les conditions idéales non seulement aidera le consultant mais vivifiera le thérapeute.
Car s'il est vrai que c'est en donnant que l'on reçoit, chaque partie grandira donc de cet échange.
Tout n'est cependant pas toujours rose et en ligne droite.
Je ne soulignerais jamais assez l'importance de veiller à ne pas éveiller prématurément des difficultés intérieures
que le consultant n'est pas prêt à résoudre.
De nouveau, discernement et évolution permanente doivent être développés par le thérapeute.
Les résonances peuvent également parfois surprendre le thérapeute
qui doit se sentir libre à tout moment d'arrêter l'échange thérapeutique s'il est dépassé par les difficultés du consultant, en expliquant et en réorientant ailleurs.
Le thérapeute donne au consultant les outils et méthodes nécessaires à sa transformation,
le consultant donne au thérapeute les informations utiles au travail.
Le premier entretien a aussi pour but de faire connaissance.
Le consultant avec le thérapeute et le thérapeute avec le consultant.
Faire connaissance dans ce domaine plus particulier et précis de la souffrance actuellement vécue
par le consultant et de tout ce qui peut être utile à la rencontrer, la vivre, la traverser, la sublimer.
Dans ce travail d'individualisation, la souffrance prend un sens car elle peut devenir la souffrance de la personnalité qui se transforme vers un mieux, un plus
à savoir son Individualité.
Lorsque cette réalité est vécue en conscience,
la souffrance prend tout son sens et peut être plus facilement acceptée et/ou traversée.
Il ne s'agit ni de se résigner à la souffrance, ni de la fuir mais de la dépasser.

Le premier entretien est une première prise de contact qui doit permettre à chaque partie de mieux se situer
par rapport à ses besoins dans la relation thérapeutique,
par rapport à ses attentes, à ses espoirs, etc.
Il s'agit donc de " faire un premier tour " de ce qui amène le client à consulter,
pour voir ensemble s'il est possible d'en faire quelque chose de neuf.
L'issue du travail, les méthodes qui pourront être utilisées sont déjà abordées au premier entretien.
Le premier entretien s'il constitue les prémisses d'un travail à plus long terme,
constitue également en lui-même un tout fini.
Il peut en effet être unique, le thérapeute doit y penser et veiller donc dans ce sens à déjà donner un maximum d'éléments permettant le travail autonome de la personne lorsque cela est possible.
Je donne souvent au consultant un travail à faire à la maison dès le premier entretien,
pour habituer à se reprendre en mains progressivement au niveau de sa " santé mentale ".

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite5)
page 12



Evelyne C., jeune fille célibataire de 25 ans, consulte le Centre
(j'ai travaillé en Centre de Planning Familial de 1984 à 1985 et de 1992 à 2000 où j'étais coordinatrice, responsable des animations et où je menais des entretiens sociaux et thérapeutiques avec des futures mamans, des couples et des jeunes).
Elle consulte pour sentiments dépressifs suite à une séparation.
Elle s'exprime ainsi au premier entretien : " j'ai l'impression de nager tout le temps dans une eau sale et polluée, ce que je souhaite le plus, c'est retrouver une eau limpide et claire".
Que c'était joliment dit, et cela me donnait des pistes faciles pour un exercice avec un des quatre éléments: l'eau !
Je lui ai dès lors donné un exercice à faire chaque jour jusqu'au prochain entretien.
Description de l'exercice :
1) qu'elle choisisse une très belle musique qu'elle aime beaucoup et qui la détend et la relaxe au maximum (c'était en plus une musicienne);
2) qu'elle écoute cette musique une ou deux fois par jour;
3) qu'elle imagine, ainsi détendue, un cadre tout à fait enchanteur,
un endroit très paisible, avec un beau paysage, un endroit où elle se sente en confiance,
où tout lui parle de calme et de paix,
...donc qu'elle réalise cette création mentale;
4) et qu'alors, elle imagine (par exemple) une cascade très pure, très limpide qui coule sur elle, la purifie,
la nettoie complètement.
Elle peut imaginer que chaque sentiment négatif se transforme en son contraire par l'action de l'eau dont la puissance peut-être modifiée à volonté (travail sur le corps astral).
Cet exercice très simple peut agir puissamment s'il est bien fait et répété, en purifiant le corps astral.
L'élément eau est particulièrement relié à l'astral.
Cette jeune cliente souffrant " d'être prise " continuellement par des émotions négatives très fortes, cet exercice lui était tout à fait approprié.

Il s'agit donc de resituer tout ce que le client apporte à l'entretien dans un cadre de travail thérapeutique,
de redonner un sens au vécu du consultant et à la souffrance,
de resituer l'expérience actuellement vécue par le consultant dans le sens de son évolution spirituelle.
Chaque défaut est l'apparence et non l'Essence.
Chaque défaut cache une qualité de l'Ame.
Et l'outil qui permet de traverser cette apparence n'est autre que l'Amour divin.
Le véritable travail consiste donc à changer la polarité du regard, (trouver le regard d'or) à retourner la pièce qui montre pour le moment sa face noire et négative.
Dans un premier temps, le thérapeute peut le faire " à la place " du consultant
parce qu'il garde la distance et n'est pas impliqué personnellement dans ce que le consultant vit comme une épreuve insurmontable.
La confiance du thérapeute va alors " contaminer " positivement le consultant.
"Aucune beauté, si grande soit elle, ne réjouit celui qui n'a pas de regard pour la voir" écrivait Thomas Traherne.

La distance est importante.
S'il apparaît que le thérapeute se sent impliqué personnellement par la problématique du client, la gestion devra être différente. Le thérapeute doit se faire aider lui-même, voire arrêter l'accompagnement thérapeutique et réorienter s'il est submergé, ce qui peut occasionnellement arriver.
C'est l'occasion alors pour le thérapeute de continuer le travail sur lui-même tout en protégeant le consultant de ses projections.
Des explications seront données au consultant.

Chaque problème, chaque difficulté vécue constitue un aspect de la personnalité qui a besoin d'être mis en lumière, conscientisé et individualisé.
Si le consultant peut déjà ressortir avec cet espoir au premier entretien, il repart vivifié et le travail est bien entamé.

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite6)
page 13



Il est important également d'expliquer au consultant que l'on n'ouvre pas la valise de l'Inconscient n'importe où, n'importe comment et avec n'importe qui.
Qu'il est essentiel d'être prêt pour cela, de s'être assez préparé.
D'avoir d'abord assez travaillé la détente, la relaxation, la lumière, la joie; d'avoir préparé ses bagages avec le meilleur et les outils dont il aura besoin avant de faire le voyage.
"Le coeur se dilate dans la joie et se reserre dans la tristesse" dit le philosophe Condillac.
Le début du travail thérapeutique est centré sur ces aspects positifs.
Dans la Joie spacieuse, Essai sur la dilatation de Jean-Louis Chrétien,
l'auteur écrit que "la joie balaye nos soucis et ouvre la coeur.
La joie est l'expérience d'expansion la plus forte qu'il nous soit donné de vivre."

Le thérapeute prend aussi grand soin à ne pas éveiller davantage la culpabilité chez le client.
Il sera souvent nécessaire d'apporter des précisions quant à ce vécu, dès le premier entretien.
Resituer la culpabilité, prendre conscience de son existence, de ses pièges et ses dangers sans non plus endormir ou " sur-rassurer " le client.
Si le travail se situe dans une otique de changement et pas exclusivement de soutien:
il est important de donner aussi la permission de la vivre pour la dépasser et la distinguer du sentiment de Responsabilité
qui lui ressemble mais s'en différencie par la libération des affects négatifs en actions constructives positives.
La culpabilité paralyse l'action,
la Responsabilité dirige l'énergie de la personne qui fait ce qu'il y a à faire simplement en prenant conscience de ce qui est.
Le consultant peut parfois avoir besoin de plus de confrontation pour avancer.
Il appartient au thérapeute de trouver le bon équilibre.
Mais il appartient toujours au consultant de faire le pas ou non en liberté.
Le travail essentiel en accompagnement thérapeutique transpersonnel est donc de s'améliorer, d'évoluer, de s'Individualiser.
Il s'agit de redonner un sens à la vie, un idéal divin de perfectionnement.
Le concept même de perfection peut déjà éveiller bien des réactions car il permet de se situer par rapport à un idéal très élevé.
La simple idée de s'améliorer éveille parfois déjà la culpabilité.
Certaines personnes ont adopté un système de croyance où à priori tout est parfait,
il n'y a rien à faire.
Elles en sont d'autant plus confrontées à leurs souffrances avec impuissance.
Leur système de croyance les piège dans des paradoxes difficiles à vivre
et pouvant aller jusqu'à créer des désirs d(e) (auto )destruction.

Un haut idéal de perfection est très délicat à aborder tant dans un livre parlant de thérapie que dans le travail thérapeutique.
J'ai conscience que ce concept est remis en question par d'autres courants psychologiques.
La raison essentielle est qu'il éveille la culpabilité
et qu'il est considéré comme introduisant un jugement de valeur , un rejet de la personne et un non-respect
alors que c'est juste l'inverse.
C'est de toute façon le consultant lui même qui va déterminer ce qui va vers un mieux être pour lui-même.
Dégagé de ces affects coupables, ce haut idéal constitue un puissant stimulant à l'évolution.
Il me semble fondamental de redonner un sens essentiel à la vie humaine et le sens essentiel est donné par cet Idéal élevé.
La perte de contact avec le monde céleste, avec le Haut Idéal constituerait la raison principale des dépressions profondes et autres maladies en tout genre.
En réalité, la question n'est pas de réussir ou de ne pas réussir l'idéal de perfection,
la question est de prendre cet idéal au sérieux et de tendre vers lui.
Et même si jamais personne n'est arrivé à la perfection
l'important c'est de la souhaiter car c'est cette aspiration qui déclenche les qualités et les vertus qui existent en puissance dans la personne.
Chacun à un moment ou l'autre de sa vie a eu un idéal qui l'a mobilisé, souvent déçu puis qu'il a laissé tomber.
Retrouver cet Idéal pour en redégager toute la source de force et de motivations
mais de manière réaliste et réadaptée à la vie actuelle du consultant peut aider au processus thérapeutique.

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Le premier entretien :
base du travail thérapeutique.
(suite7)
page 14




Il n'y a pas vraiment de "leçons à tirer" de la vie;
mais plutôt des expériences à vivre.
L'expérience dépasse les plans émotionnel et mental.
Chaque "à priori" et chaques croyances rigides peuvent être des freins au mieux-être
surtout par les temps qui viennent: ce neuf qui nous fait aller au delà justement du mental vers notre être total.

Tout peut se vivre et quelque part , tout est parfait!!

Le premier entretien se termine lorsqu'un premier tour de la question a été fait.
Le thérapeute peut reprendre l'essentiel de ce qui a été dit pour conclure, convenir du prochain rendez-vous ou laisser au consultant l'initiative d'éventuellement le recontacter.

L'essentiel est de favoriser la création intérieure,
de stimuler les compétences autothérapeutiques de la personne.
De lui permettre de mieux s'aimer elle-même, de mieux s'accepter telle qu'elle est pour l'encourager,
dans le respect de son libre-arbitre et de ses désirs et potentiels , à avancer vers son mieux-être.

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INTERLUDE INTUITIF/passage poétique
J'ai besoin de douceur !

page 15


La douceur ?
C'est ton regard qui se pose sur moi,
la douce vibration qui jaillit de ton coeur m'enveloppe et m'habille d'un rose tendre infini,
la caresse de ta voix, de sublimes pensées qui pénètre mon corps étonné enchanté.

La douceur !
C'est cet endroit paisible où je peux reposer,
déposer ces fardeaux, me surprendre à rêver
et à te contempler ;
c'est un peu plus légère m'envoler là plus haut sans effort et sans crainte.

La douceur,
c'est lâcher les amarres et puis enfin oser poser les yeux sur toi,
en être émerveillée.

La douceur,
c'est ce souffle enchanté qui vibre notre unité,
c'est dans le silence d'Or palpiter
ce sublime instant d'éternité.

La douceur infinie, douce, aimante, sort de toi, est en moi.

Oh, j'ai surtout besoin de la douceur...
que je suis ! "

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INTERLUDE INTUITIF/passage poétique
page 16

Cet air de piano

Pardonnons nous.
Pardonnons nous tout
Et dansons.
Foutons nous en de tout,
de ce qu'ils disent ou pensent,
et même de nous…
Pardonnons nous,
aimons.
Dansons ces quelques notes qui nous emportent
encore…

Donnons nous la main et
portons nous
là,
là si haut où meure la souffrance,
dans chaque pas d'une nouvelle danse,

plus haut
si haut dans la lumière…
que plus rien
plus rien jamais
ne nous empêche de nous aimer…
Oui pardonnons,
et donnons nous tout …

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CHAPITRE II :
page 17
Le contrat ou rendre la relation thérapeutique tangible;
Le contrat a son importance pour que le travail puisse se faire en toute clarté. Il va préciser plusieurs aspects du travail :


1) les objectifs poursuivis;
2) les méthodes utilisées;
3) la fréquence des entretiens;
4) la durée de ceux-ci et le nombre;
5) le coût.



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Chapitre 2:
1) Les objectifs poursuivis :
page 18

Le ou les premiers entretiens auront permis de dégager et de clarifier la première demande du consultant.
Il est important de pouvoir exprimer en quelques phrases les objectifs poursuivis qui se dégagent des difficultés exprimées par le consultant.
On partira plus facilement d'une expression tout azimut
pour arriver à dégager progressivement le ou les "thèmes-clés" sur lesquelles il s'agira de se mettre d'accord pour travailler.
La définition du but contient déjà en elle-même tout un travail thérapeutique.
En effet, la personne pourra avoir tendance à définir un problème comme très extérieur à elle-même ou comme très large.
Il s'agira de l'éveiller à une expression permettant déjà de se réapproprier l'expérience vécue
à travers justement un vécu possible pour le client.
L'objectif doit être précis, et devenir tangible pour la personne.
Il peut toujours évoluer.

Par exemple:
Madame B. s'exprime ainsi : "Je viens parce que plus rien ne va dans ma vie".
Thérapeute (T) : Vous dites que plus rien ne va, pourrez-vous préciser un peu ?
Y a-t-il des domaines plus particuliers qui ne vont pas ?
Mme B. : "Oui, en fait plus rien ne va dans mon couple, ça ne tourne plus rond".
T : "Vous parlez de votre couple, pourriez-vous encore un peu préciser ?"
Mme B. : "Avant, tout allait bien, mon mari et moi nous parlions nous partagions le travail à la maison,
il y avait beaucoup d'amour, de la complicité
et puis maintenant, il rentre du travail de plus en plus en plus tard,
il ne fait plus rien à la maison,
on ne se voit pratiquement plus, on ne se parle plus... (pleurs...).
Excusez-moi c'est chaque fois pareil, je n'arrive pas à en parler... sans pleurer..."
T : "Vous pouvez pleurer... vous ressentez de la tristesse lorsque vous pensez à tout cela..."
Mme B. : "Pleurer, j'en ai vraiment marre..."
T : "Oui le thème du couple semble revenir plusieurs fois depuis que nous parlons.
Je pense que c'est un aspect important pour vous et qu'il pourrait constituer un point sur lequel travailler en thérapie,
si vous êtes d'accord, si cela vous intéresse, qu'en pensez-vous ?"
Mme B. : "Depuis mon adolescence, j'ai toujours eu des problèmes de couple, je pense effectivement que j'ai un travail à faire par rapport à cela."
Théra : "Bien, nous allons voir s'il n'y a pas d'autres choses et puis aussi déterminer des priorités,
quels sont les aspects précis de votre couple que vous souhaitez améliorer ?"
Etc.

Ainsi, la cliente exprimant d'abord que " plus rien ne va "
arrive progressivement à préciser ce qui ne va pas
et à transformer un vécu problématique en objectif de travail.
Le vécu problématique se traduira progressivement en outil d'évolution si la personne arrive à prendre conscience
a/que ce qu'elle vit est un miroir d'elle-même
b/qu'elle peut observer cela de l'extérieur
(mise à distance, éveil du témoin - le témoin est cette capacité de la conscience à relier les paires d'antagonismes dans une observation sans jugement)
c/que " cela " veut lui apprendre quelque chose sur elle-même
d/qu'elle a donc les moyens d'agir sur ce vécu de l'intérieur, ce qui pourra avoir des conséquences après sur l'extérieur.



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Chapitre 2:
1) Les objectifs poursuivis : suite:
page 19


Le thérapeute veille à une expression suffisante mais mesurée des émotions.
En effet, suffisante car le client doit pouvoir se sentir en confiance, à l'aise
et accepter ses "affects" difficiles tout en commençant un travail de purification ;
mais mesurée car il ne s'agit pas qu'il se perde ou se complaise dans l'aspect émotionnel sans recul ni contrôle.
Le thérapeute donne les explications utiles au fur et à mesure et adaptées à chaque consultant.
Certaines personnes entrent très vite dans une "décharge émotionnelle" sans contrôle ;
d'autres n'arrivent plus à contacter l'aspect affectif qui devrait l'être.
Le thérapeute explique et rappelle continuellement le sens du travail, l'utilité de chaque chose,
la nécessité d'en prendre conscience afin d'en percevoir la face utile, la qualité cachée.

Je me souviens aussi d'un consultant qui au départ venait pour un problème de deuil de son père.
Très vite il est apparu en clarifiant la demande qu'il s'agissait plutôt d'un problème de couple, de sexualité.
J'ai alors rencontré le couple et au cours des entretiens, les difficultés sont plutôt apparues chez l'épouse qui vivait un problème de frigidité.

Bref, il est important de préciser et repréciser sans cesse les objectifs poursuivis jusqu'à ce qu'un accord se fasse entre les deux parties.

Le consultant vient quelques fois avec une idée précise d'un processus qu'il imagine thérapeutique :
"je veux me débarrasser tout à fait de ça, ça empoisonne ma vie".
On veut extirper le mal, on me demande de "pratiquer une ablation radicale" de telle ou telle expérience difficile ou tel ou tel traumatisme douloureux.
Certains consultants viennent avec un objectif extérieur à eux-mêmes :
" Je viens pour faire plaisir à ma femme, elle pense que si je retrouve tel souvenir, je m'en porterais mieux ".
Ici, l'objectif est décentré de la personne, de plus, il part d'une hypothèse dont la pertinence thérapeutique reste à vérifier pour la personne elle-même.
Cela peut-être aussi une peur, une difficulté de passer de la demande explicite à la demande implicite.
La personne peut avoir très peur de se dévoiler sur sa nature inférieure parce qu'elle ne l'a jamais fait
ou qu'elle se cache à elle-même pour toutes sortes de raisons qui peuvent être mises en lumière.

J'explique alors que le processus consiste à élever le niveau de conscience,
de modifier la perception intérieure, de considérer le bagage expérientiel avec respect,
comme un moteur possible d'apprentissage pouvant nous donner l'occasion d'en tirer leçon et force d'évolution.

Le but peut être unique ou multiple.
Si plusieurs objectifs se dégagent, il faudra alors établir un ordre de priorité.
Un but peut toujours en cacher un autre.



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Chapitre 2:
2) Les méthodes utilisées :
page 20


Le consultant a déjà un premier aperçu des méthodes utilisées grâce au premier entretien.

La psychologie transpersonnelle tente d'observer l'effet de ce qui n'est pas directement observable sur la vie de la personne.
Elle est la psychologie de l'avenir dans ce qu'elle apporte de neuf:
la reconnaissance et la connaissance du plus subtil et de l'incidence créatrice de la pensée et du sentiment.

Un des outils du thérapeute est lui-même
et plus celui-ci aura travaillé sur lui-même et sera Individualisé
plus son observation sera aidante.
Il me semble tout à fait essentiel que le thérapeute accepte de continuer son chemin de réalisation.
L'écoute pouvant aller jusqu'à la perception intuitive est utilisée.
Si le thérapeute perçoit et reflète ses perceptions, ces dernières vont également dépendre du niveau de conscience du thérapeute.
Plus le thérapeute aura appris à élever son niveau de conscience par son propre travail de purification, plus ses perceptions et ce qu'il pourra en refléter seront aidantes.
La perception intuitive du thérapeute sert à apprécier et à donner un corps évolutif au vécu problématique du client.
Par un aller-retour continuel client-thérapeute,
la relation se tisse et devient progressivement aidante.
Le thérapeute renvoie au client ses hypothèses de perception du vécu exprimé;
le client confirme ou non et le travail se met en place et avance.
Le thérapeute se fait réceptacle du consultant,
réceptacle le plus pur possible et en même temps renvoie au client "la matière problématique" transformée en outil de travail d'évolution.
Tant que le thérapeute n'a pas lui-même " purifié" ses différents corps,
il reste toujours un risque de perception personnelle et erronée par le thérapeute.
La prudence est donc toujours de rigueur ainsi que l'humilité.
Les perceptions du thérapeute restent des hypothèses à proposer et non à imposer.
Malgré cela, la relation thérapeutique peut être aidante ;
il appartient au thérapeute et au consultant d'évaluer cela et de réajuster.

Le thérapeute perçoit, transforme, renvoie, oriente et guide "vers le haut", vers ce qui lui apparait comme le plus aidant dans l'instant..
Il est "réceptif-émissif.
Il donne des méthodes et dirige le travail en restant à l'écoute du client et de lui-même et en accord avec le consultant.
II peut à certains moments arrêter une expression du consultant pour lui redonner un sens, pour proposer un exercice précis, pour aider le client à se recentrer, pour éviter "l'égarement" (çàd. ce qui lui apparait comme s'éloigner de l'objectif fixé).



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Chapitre 2:
2) Les méthodes utilisées : suite
page 21


La relaxation, certains exercices respiratoires, le rêve éveillé guidé, la méditation, peuvent être utilisés en fonction de chaque situation.
Je propose aussi au consultant d'écrire s'il le souhaite, soit m'écrire, soit écrire pour lui-même.
L'avantage de l'écriture est qu'elle permet une mise à distance de l'expérience vécue, son observation et sa libération.
Les mots couchés sur le papier sont investis de tel ou tel pensée ou affect du consultant, peuvent être remaniés, retravaillés et peuvent devenir ainsi la matière première à un travail de réalisation.
Tel le potier qui avec sa terre glaise peut réaliser du simple objet utilitaire à la plus belle oeuvre d'art. Je propose parfois des exercices très structurés d'écoute et de reformulations pour améliorer la communication par exemple.
La musique, un travail avec la lumière blanche, les sept couleurs de la lumière blanche décomposée par le prisme peuvent également être utilisées.
Le contrat, l'évaluation font également partie des méthodes.
Des exercices à pratiquer à la maison sont toujours proposés dans l'optique de permettre le plus d'autonomie possible dans le travail et l'appropriation du travail par le client lui-même.

Une approche transpersonnelle considère plutôt les états "non ordinaires" de conscience comme pouvant favoriser la guérison.
Cet état en effet fonctionne un peu comme un radar qui va rechercher les informations utiles pour les conscientiser et les transformer.
L'approche traditionnelle pose des diagnostics et, face à un " état modifié de conscience ", nos psychiatres ont tendance à prescrire des médicaments.
JUNG disait "on ne peut réparer la psyché en se servant de l'intellect puisque la psyché est cosmique".
Abraham MASLOW (1908-1970), fondateur de mouvement transpersonnel a consacré sa vie à prouver scientifiquement que les êtres humains sont capables de faire quelque chose de plus grand que la guerre.
Il a surtout donné une impulsion à une véritable éthique du dépassement de soi.
Le processus d'auto guérison psychique est donc favorisé et mérite toute confiance.
Le travail du thérapeute consiste à stimuler chez son client la confiance en soi et dans ses capacités d'auto guérison.
Quelquefois, tout semble comme " bouché, bloqué " chez le consultant.
Le thérapeute dans ce cas peut se heurter à des résistances. Ces dernières peuvent être clarifiées et toujours respectées.
Cela peut signifier aussi que les objectifs définis ne sont pas essentiels pour la thérapie du client.
En effet, le processus thérapeutique véritable ne peut s'enclencher
que si les objectifs définis déclenchent à l'intérieur de la personne les énergies suffisantes et nécessaires à un pas qualitatif vers le haut et utile à l'évolution de la personne.




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Chapitre 2:
2) Les méthodes utilisées : suite2
page 22


Cela peut aussi signifier que le client n'est pas prêt, pas mûr pour aborder cela.
Tout a une raison, une signification qu'il est bon de mettre en lumière avec le consultant.

Le contrat ne doit pas être écrit (il peut éventuellement l'être). Il s'agit plutôt d'un "contrat verbal" qui sera reformulé entièrement à l'issue de l'entretien par le thérapeute qui prendra soin de vérifier l'adhésion du consultant.
Tout contrat conclu engage et le thérapeute et le consultant.
Les modifications au contrat devront toujours être préalablement négociées.
Le non-respect du contrat par une des deux parties pourra amener la rupture de celui-ci.
Le contrat ainsi passé nécessite le plus grand respect et lie le thérapeute et le consultant jusqu'à l'aboutissement de celui-ci.
Le contrat trace un cadre sécurisant pour la relation psychothérapeutique et pourra ainsi permettre au travail de se dérouler plus profondément et pleinement.
Le cadre une fois fixé, offre en effet davantage de liberté à l'intérieur de celui-ci.
Fixer le cadre pour être plus libre d'évoluer plus loin à l'intérieur de celui-ci : voilà certainement une des raisons essentielles à l'utilité du contrat.
Le contrat aide à fixer les choses dans le concret en les organisant et en les structurant.
Le point de vue " héliocentrique " à la place du point de vue " géocentrique " de l'être humain constitue pour moi une référence utile.
La lecture d'écrits soit apportés par le client soit par le thérapeute peuvent également servir de support au travail.



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Chapitre 2:
3) La fréquence des entretiens :
page 23


Une fréquence d'entretien est aussi déterminée et peut varier au cours du travail.
Le cadre de travail influe également sur la fréquence.

En 1992, j'ai eu l'occasion de travailler dans un Centre de jour à Verviers. Les consultants sont présents toute la journée et participent à un programme structuré proposé par une équipe pluridisciplinaire. Les entretiens sont alors quasi quotidiens. Il en est de même dans les structures d'hébergement (Refuges femmes battues). Par contre, en Planning familial par exemple, " la prise en charge " est ambulatoire et les entretiens plus espacés.

Chaque entretien constitue également un tout en lui-même.
Un seul entretien suffit parfois à apporter les réponses aux questions que le consultant se pose.

Tout cela est une question de mesure, d'objectifs, de niveau de problème et de personne.
D'une manière générale, les entretiens sont plus fréquents au début et tendent à s'espacer en fin de thérapie.
Une situation vécue comme situation de crise pourra nécessiter deux voire trois entretiens par semaine au début, certains clients se montrent très satisfaits d'un entretien par quinzaine ou par mois (voire moins).
Il s'agit de réfléchir la fréquence par rapport à l'utilité aidante, en y incluant l'aspect dynamique et d'autonomie progressive du client.
Il est bien question de tisser une relation dynamique qui doit être suffisante pour inclure la confiance et assez distante pour permettre l'autonomie.
Le thérapeute doit aussi éprouver ses limites en la matière.
Les concepts de dépendance-indépendance sont aussi abordés.
Dès les premiers entretiens, le thérapeute parlera de la fin afin d'inclure dès le départ, la conscience claire du caractère particulier de la relation psychothérapeutique : à savoir son caractère temporaire inéluctable.
Le thérapeute aura clarifié pour lui-même ces concepts afin de ne pas induire de dépendance affective à son égard tout en permettant une implication vivante suffisante à la réalisation du travail.
Le thérapeute n'est pas non plus à l'abri de difficultés de dépendance (de lui par rapport au consultant). Il devra alors clarifier ces questions par un travail sur lui-même (voire en se faisant superviser). C'est encore l'occasion d'avancer pour le thérapeute à travers son travail d'accompagnement. Comme pour les autres difficultés personnelles, il devra toujours évaluer leur impact sur la relation aidante et savoir reclarifier voire arrêter si ces difficultés " perturbent trop " la relation thérapeutique.



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Chapitre 2:
4) La durée et le nombre d'entretiens :
page 24


Une heure et demie me semble une bonne moyenne et correspond au temps habituellement admis durant lequel un être humain est capable, de rester attentif et concentré.
Des entretiens basés uniquement sur un travail précis de relaxation guidée avec peu d'expression verbale du client pourront être plus courts (de 1/2 heure à 1 heure).
Des entretiens incluant plusieurs techniques variées pourront être plus longs. Quoiqu'il en soit, je dépasse rarement les 3 heures d'entretien.
Il me semble important de laisser à la personne le temps dont elle a besoin pour s'exprimer et mettre en place les bonnes conditions au travail.
Il appartient à chaque thérapeute de déterminer la durée et le nombre d'entretiens. Une heure est une durée moyenne habituelle en thérapie.
Il m'apparaît très limitant de fonctionner montre en main tout en étant capable de poser des limites claires au niveau du temps.
Certains consultants éprouvent le besoin très net de limiter précisément la durée de l'entretien. Cela reste bien sûr la liberté de chacun.
Parfois, pour des raisons de santé du consultant (consultant très fatigué, peu d'énergie), l'entretien peut être plus concentré.
Le thème du temps constitue en lui-même un outil thérapeutique. Les questions de : "prendre le temps de s'occuper de soi, de prendre son temps, de prendre le temps du thérapeute..." se posent très souvent et sont également utilisées comme base de travail pouvant favoriser un processus d'individualisation.
Quelque fois, la personne découvre pour la première fois un espace réel où elle prend du temps pour elle, où quelqu'un d'autre lui consacre du temps; Ce qui peut entrer en résonance avec certaines expériences du consultant et constituer du matériel thérapeutique géré et utilisé par le thérapeute.



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Chapitre 2:
5) Le coût des entretiens :
page 25


La gratuité devrait être le principe de base.
Au risque d'être très impopulaire, je ne partage pas entièrement les théories du "payer pour être efficace".
L'efficacité du travail est plutôt inhérente à la façon dont le travail se déroule en dehors de l'aspect matériel.
Quoique certaines personnes ne respectent que ce qu'elles payent.
L'habitude prise dans nos sociétés de tout monnayer risque même de tuer l'impact aidant du travail réalisé.
En effet, la relation thérapeutique est avant tout une relation entre deux êtres humains qui doit être harmonieuse, aimante et désintéressée pour être aidante.
Le thérapeute qui fait ce travail exclusivement pour s'enrichir financièrement est en contradiction avec les valeurs inclues dans son travail.
Eveiller la qualité d'amour désintéressé chez le consultant est en soit thérapeutique.
Le thérapeute qui montre l'exemple à ce niveau m'apparait plus aidant. Il peut faire passer cet aspect de manière véridique chez le consultant.
Cette conception me semble la plus compatible avec un travail thérapeutique réellement transpersonnelle.
Comment expliquer en effet le bien-fondé d'un travail d'Individualisation si le thérapeute est lui-même d'abord intéressé par l'argent du client.

Il ne s'agit cependant pas de nier la réalité des besoins financiers du thérapeute. Dans des limites "raisonnables", le thérapeute accepte l'argent bien sûr, d'autant plus s'il est indépendant et doit assurer sa survie voire celle de sa famille avec ce travail.
S'il est salarié par ailleurs, cela depend aussi de ce qui est appliqué par l'employeur du thérapeute.
Le travail réalisé a de la valeur qui est aussi reconnue.
L'estime de soi et de la qualité du travail existe.

Un tarif dégressif peut ainsi être imaginé tenant compte des ressources du consultant lui-même.
Le thérapeute peut aussi fixer et proposer un tarif horaire ou par entretien voire et pourquoi pas, des " échanges " de services?
Certains consultants ont en effet besoin de " payer " d'une manière ou d'une autre pour se sentir " libre " vis-à-vis du thérapeute qui en tient compte.

Cet aspect est abordé dans le contrat. Il peut être l'occasion de tout un travail d'analyse de la relation à l'argent et constituer la base d'un travail d'Individualisation.
Le thérapeute doit bien sûr aussi se respecter et faire respecter ses limites. Il ne doit pas non plus " se faire exploiter " par le consultant. De nouveau ici, c'est une question d'équilibre à trouver.

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INTERLUDE INTUITIF/passage poétique
page 26

Je marche

Je marche dans la neige, marcher, marcher pourquoi ?
La terre a mis son manteau blanc cette nuit, comme moi ?!
Je reste drapée de froid, je me sens loin de moi, isolée ?!,
Ce manque de toi, ce froid, je me sens anesthésiée ?!.

La marche me fait du bien elle donne du mouvement,
Elle bouge ce qui en moi reste gelé, stagnant
Puis je pense : " c'est bizarre qu'en marchant, tout ce toi
Soit encore et encore et toujours là en moi !! "

Pourtant sans te voir, cela fait quelques mois
J'ai marché, j'ai marché, je marche dans ce froid
Mais je reste accrochée comme un vieux nœud serré
Qui a même oublié comment se dénouer !

Et le temps passera le souvenir de toi
Le temps lavera la mémoire de tes bras
Sur ma joue, je surprends La chaleur d'une larme !
De mon âme sans arme est-ce une alarme à larmes ?

Et le temps passera le souvenir de toi
Le temps lavera la mémoire de tes bras
Mais je reste accrochée comme un vieux nœud serré
Qui a même oublié comment se dénouer !

Plaie rouverte en plein cœur, un mot : abandonnée !
D'une vieille plaie usée tout au fond oubliée
Remonte la tristesse qui n' voulait plus aimer
Mon cœur tout abimé s'était donc protégé!?

Toi qui avais si bien su me redonner le goût,
L'espoir d'encore aimer, se donner tout partout
Toi qui su réchauffer, et bien ravir mon âme
Toit où j'ai pu revivre donner, me sentir femme

Je t'avais redonné mon amour désarmé!
Et devoir à nouveau la porte refermer,
Refait saigner en moi ce cœur fragilisé...!
Je surprends une larme qui toute seule vient couler

Et le temps passera le souvenir de toi
Le temps lavera la mémoire de tes bras
Vieille plaie ressaigne pour mieux cicatriser
Le temps dénoue tous nœuds même les trop serrés.



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INTERLUDE INTUITIF/passage poétique
page 27

Que ta Joie nous pénètre

"Dès ce premier regard, je T'avais reconnu,
mais je n'ai rien pu dire - tu as ouvert mon âme -
le délice est profond, la communion intense.
Depuis ce doux instant si fort et si présent,
je n'ai pu cesser de vouloir ressentir cet Amour Infini que tu éveilles en moi...

... Et même si je veux nos échanges lumières, je te veux Toi aussi au plus sacré sommet...

... Cet Amour brûle en moi je le sais à présent.
Lorsqu'il est personnel et qu'il me fait souffrir,
je traverse pour toi les épineux chemins.
Je ne puis supporter de te perdre un instant. Tu me pousses au sommet.
Tu me hisses au plus haut.
Ton Amour sublime aussi pur que cristal me rends libre et plus belle que rosée à l'aurore.
Et si encore je souffre !
Je veux franchir pour Toi tous les torrents de larmes, confiante, paisible et calme.
L'étoile de tes yeux m'attire au firmament.

Que Ta Joie nous pénètre.

J'irais jusqu'au sommet de nos blanches extases me fondre dans le plus doux, plus puissant Esprit Saint
jusqu'à ce que l'Eternel immuable et sans fin calme mon coeur qui saigne de t'avoir oublié.
Jusqu'à ce que repue de sa pleine lumière je m'éveille à jamais en pleine liberté".



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