" Il était une fois...un pauvre mendiant qui errait sans logis depuis très longtemps…
Peinant, pleurant dehors par tous les temps, il devait vivre de quelques pièces et bouts de pain donnés de-ci delà…
Seul le Soleil lui donnait quelques réconforts réchauffant son vieux corps déjà bien fatigué…
Par un beau jour de printemps sans nuage, il rencontre en chemin un grand Maître et lui demande l'aumône…
Le Maître lui indique un endroit où se rendre pour devenir riche à souhait.
Il s'y rend et en effet fortune lui est offerte…
Le mendiant ayant trouvé la richesse se met à vivre comme un Roi dépensant sans compter…
Un jour, son Maître vint lui rendre visite mais le nouveau Roi est tellement occupé qu'il ne peut recevoir son Maître le remettant à plus tard…
Le Maître, se rendant compte que le Roi avait finalement plus de " foi ", d'espérance et de flamme divine dans son état de mendiant, décide alors de lui reprendre la fortune.
Le pauvre bougre se retrouve à nouveau démuni à la rue à mendier…
Et ce n'est que bien des années plus tard, se rendant compte de son manque d'égard vis-à-vis de son Maître, qu'il retrouve enfin le chemin de la fortune… "
Conte oriental de Tchoung Fou Ming
La philosophie actuelle est de donner, la philosophie d'hier était de prendre !
Donner cela peut être : donner un sourire, le meilleur de soi, un bon sentiment, une pensée lumineuse, donner un moment d'attention Pas besoin d'être riche pour donner.
La nature humaine serait ainsi faite que paradoxalement nous ne " donnons " parfois ( à l'Esprit) qu'en état de besoin !
Une fois comblés, repus nous " re sombrons " dans une attitude intérieure de fermeture au " ciel ".
Notre Maître intérieur nous laisserait ainsi dans un état de " pauvreté ", seul état où nous entretenons notre " flamme divine ", notre " foi ", notre lien essentiel !
Ce serait pourquoi " il " nous " laisse ainsi ", pour nous garder vivant dans l'essentiel.
Pour mettre l'Esprit à la première place dans son immense générosité, clairvoyance
et connaissance, notre Maître intérieur nous laisserait dans la pauvreté puisque l'abondance nous laisserait davantage froid, hautain et distant !
Certains qui s'engagent dans la spiritualité attendent tout de cela… l'essentiel d'un enseignement donne davantage " lumière, pratiques efficaces pour avancer de façon autonome et méthodes de guérison " que richesse et biens matériels, même si l'un n'empêche pas l'autre.
Que nous apprendrait la santé si nous sommes incapables de la maintenir ?
C'est la même histoire que celle du poisson qu'il vaut mieux apprendre à pêcher pour ne jamais en manquer?
Il vaut mieux apprendre à se guérir soi-même définitivement plutôt que d'attendre le miracle de l'extérieur.
L'important est de trouver pour soi la bonne façon d'avancer…
Ainsi en est il aussi de certaines connaissances…
Si, par exemple, savoir que j'ai été Pharaon ou reine dans une vie antérieure me gonfle l'égo et me réduit à l'inactivité ; il vaut sans doute mieux que je l'ignore si je suis aujourd'hui englué dans les épreuves sans trouver d'issues pour les transformer.
Rester " humble " dans le sens de continuer à porter un regard vers le haut en sachant reconnaitre et faire le travail qu'il y a à faire… l' " orgueil " étant de regarder ceux qui sont " moins bien que moi " pour me sentir ainsi mieux !
Entrer dans une logique de miracles et de providence serait maintenir l'éveil, la flamme divine dans toutes les circonstances de la vie ; maintenir sa paix " même dans l'abondance " !
Leçon d'engagement, d'endurance et de persévérance!? Bien que je n'ai aucune leçon à donner!