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Poésie

Je ne suis qu'une fleur.








Je voulais embaumer de parfum délicat,
Juste émaner pour toi la rose et le muscat.
Fallait pas me froisser, fallait pas m’abimer,
Just’ rester près de moi, me caresser du nez.

Je ne suis qu’une rose, une toute petite rose,
frêle et fragile rose, une toute petite chose,
plantée dans Ses jardins, protégée à l’abri,
j’ai retrouvé mon souffle, moi qui perdais la vie.



J’avais presque oublié mes blessures, mes tourments,
j’avais presque pensé être forte comme avant !
Mon cœur fut trop brisé et j’ai perdu la force.
Je n’ suis qu’humilité, un canal de Sa force.

Sans Lui je ne suis rien, Lui en moi il peut tout.
Lui, il est Tout Amour, c’est lui qui donne tout.
Il est Toute Puissance et Toute Guérison,
Jamais je ne pourrais oublier tous ces dons.

Certains l’appelle Dieu, d’autres Mon père Céleste,
Certains disent Buddha, ou Allah mais il reste,
Cette merveille qui peut tout en nous restaurer,
Qu’importe au fond vraiment la façon de l’appeler.



Le tao ou le Christ, le grand Esprit divin
Enfin la Vie en nous, le raisin et le pain,
celui qui me fait dire, je veux plus, I want more
je veux voler plus haut, sur Ses ailes à l’aurore,

Je veux des paillettes d’or, et puis me sentir libre
de jouer sur les nuages aux anges qui enivrent.
Je veux bouger, sauter, et en éclats de rire,
Je veux te retrouver, léger, joyeux de vivre.



Je ne veux plus d’attaches, de lourdeurs ou d’ennuis.
Je veux juste être là pour elle, pour toi, pour lui.
Emaner Son Amour, rayonner Sa Lumière,
Donner les mains aux miens, magiques les fées mères.

Il a neigé un peu sur Liège aujourd’hui,
Les bois étaient tout blanc et vraiment très jolis,
Les flocons qui dansaient avec le vent glacial,
M’invitaient avec les elfes dans une ronde royale.



Le gai soleil donnait tous ses rayons heureux,
Venant me réchauffer et caresser mes yeux.
Est-ce en marchant, sublime, dans ce spectacle offert,
Que sont venus portés par le vent tous ces vers ?



Quelle merveille que la vie! Quelle mère veille sur ma vie ?
Les fées mères ? Notre terre, qui souffre sans aucun cri ?
Est-ce l’air du temps éphémère et mouvant ?
L’eau glacée des flocons, fragile émouvante ?

Ou le feu Soleil, roi, fort et majestueux,
Qui sans cesse, sans pourquoi emplit d’or tous les cieux ?