Papa
Tu es parti un jour d'octobre;
Il y a de cela bientôt trois ans.
Tu étais si courageux et sobre;
toi l'aîné de douze appelé Jean.
Tu as été un père présent
à ta famille et à maman;
un couple uni donnant sans compter,
à tes quatre enfants et ton épouse aimée.

Tu manques tu sais,
et surtout à maman,
qui reste pour nous aimer
et pour ses arrières petits enfants.


Par l'autre côté du voile, elle est parfois bien tentée,
avec ses presque 82 ans.
Elle rêve de pouvoir dans tes bras s'enlacer.
Elle aspire au repos tant mérité.
J'espère que là où tu es, tu as trouvé la paix,
Toi qui a tant travaillé.
Que tu as retrouvé ta force et le calme;
La tranquilité au fond de ton âme.

D'ici, je t'envoie un tout doux baiser,
Avec les petits anges dorés,
J'espère que tu baignes dans la lumière
Toi qui finalement fut un merveilleux père!
Ta plus petite fille
Fête des pères
Poésie de tes maux, de tes mots,
Mots à maux pour toi j'ai inventé ;
Pour refaire en clair le brouillon,
De ce qui faisait ce nous inachevé.
Bricoleur et artiste tu étais,
Et même si tes mots ne savaient dire l'émotion,
Tu bricolais toi-même meubles et jouets,
De ton amour de père avec affection.
De jeu de terre en je de lumière,
Il y a de la beauté à être seule, une chance,
Sans père,
Seule comme à l'heure de la naissance,
Anonyme et nue,
Fête pour finir sans repères,
Offerte confiante aux mains invisibles, inconnues,
Transformée par les fées mères.
L'âme erre, veille ;
L'amer veille !
L'âme agit, au présent,
La magie du présent !
De l'instant en éternité lumière,
La mère veilleuse a donné sans détour,
Me rapprochant de mes paires, immortelles éphémères,
Pour créer de ta force à mon tour.
Josiane Soleilamethyste
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